AGENDA

20 juillet Pianos, New York City, USA 20:00 Pianos, NYC
26 juillet Parkside Lounge, New York City, USA 19:00 Parkside Lounge NYC
1 août Starr Bar, New York City, USA 20:00 Starr Bar NYC
16 août The Plough & Stars. San Francisco, USA 21:00 The Plough & Stars
18 août Hawk and Pony. Oakland, USA 18:00 Hawk and Pony
23 août Revolution Cafe, San Francisco, USA 20:00 Revolution Cafe
1 octobre Plateruena Kafe Antzokia, Durango 13:00 Plateruena Kafe Antzokia
12 octobre Talako Kantina, Bermeo 20:00 Talako Kantina
20 octobre Maison de la Culture, Igorre 18:00 Igorreko Kultur Etxea
22 octobre Hori Bai, Larrabetzu 18:30 horibai.org

DISCOGRAPHIE

Ardatza portada

"Ardatza", 2015 | Fiche technique

Fruitua portada

"Fruitua", 2012 | Fiche technique

Estankona portada

"Estankona", 2011 | Fiche technique


Hauxe Da Gure Kantua portada

"Hauxe da gure kantua", 2016 | Fiche technique

Atera dena portada

"Atera Dena", 2008 | Fiche technique




DISTRIBUTION NUMÉRIQUE

Bandcamp, iTunes, Spotify, Amazon.

PAROLES

ARDATZA, 2015

Ostargia

Je me suis réveillé à l’aube, j’ai patienté. Je voudrais découvrir comment ce sombre morceau de terre se transforme. Il est tôt et je patiente. De temps en temps, une étoile disparait. Sur ce morceau de terre, des chansons fébriles. Regarde le ciel, il se déchire. Je pensais que ces fantômes n’appartenaient qu’à la nuit, mais en réalité… ils sont en moi.

Kolpatzea hautatzen dut

Elle me disait: «Si tu veux devenir fort, mange des racines d’orties. Bois l’eau de leurs feuilles». J’ai rampé sous des ronces pour voir ce qui se cache au dessus des nuages. Les blessures sont bien visibles. Parler du ciel m’est devenu impossible. Les obsessions me martèlent. J’ai choisi de frapper au lieu d’encaisser. J’avais une arête sous le pied. Elle m’a mis de l’huile dessus.

Mozkortiarena

C’est toujours la jambe boiteuse qui a le dernier mot. Elle pourrait dire «Rentre chez toi»… Les derniers quarts de lune se reflètent dans les puits de la vielle rue. La tête de mort rit. Rouges sont ses lèvres, et bleus ses yeux. Mes chagrins aussi, comme des Arlequins dans un cirque. Les cœurs brisés aiment danser avec ceux qui n’en ont pas. Depuis l’arrivée de la pâle dame, l’accordéoniste est fébrile. Un chat se promène sur les toits. La nuit est paisible, mais soudain, quelqu’un pousse un cri depuis le clocher. Il veut sauver l’avenir.

Atzerabiderik gabeko eguna

J’ai soulevé la pierre et je suis sorti. La lumière me fait encore mal aux yeux. J’ai une graine dans la poche et j’ignore pour qui elle est. L’ombre est descendue sur mes jambes. Elle est à présent un ange silencieux. La pluie nous mouillera comme jamais. J’ai entendu des doux sourires. Je me suis baissé pour jouer. C’est bon… Enfin, le linge sale. En communion avec le monde, débarrassés des démangeaisons. Enfin, le linge sale. On a ouvert les portes.

Etena

Soudain, l’explosion de silence a tout enveloppé. Deux notes m’accompagnent. Il n’y a personne d’autre ici. Sa tâche accomplie, le milan prend son envol et s’éloigne. Maintenant, je dois apprendre à marcher. On dirait bien. Me voici, je regarde le plafond. J’aperçois une rivière. Doucement, je plonge mes pieds dans ses eaux cristallines.

Erregua

J’ai pris soin du blessé, j’ai ramassé les débris. J’ai guidé vers la plage celui qui étouffait en ville. J’ai été attentionné avec celui qui voulait être seul. Et lorsqu’il a eu besoin de moi en pleine nuit, je suis resté à ses côtés. Il m’est arrivé de rire. Parfois, j’ai aussi pleuré. Je sais parfaitement à quoi et à qui j’ai tourné le dos. Toi, seigneur des éclairs, qui rôde parmi les nuages, ne méprise pas mes nouvelles suppliques. On me dit souvent : «Tu as changé!». Le monde change. Moi aussi. Je voudrais posséder ce qui me revient et pouvoir regarder le ciel en paix.

Aurrera

Sans paroles

Etxearen bila

Sans paroles

Bilera

Le désert, à force d’attendre, peut finir par oublier la pluie. Nous, en revanche, on t’a attendu longtemps. Finalement, c’est toi qui nous as trouvés. C’était beau. A présent, tu dois prendre l’habitude d’effacer tes empreintes.

Kate arina

Ici, la terre nichée sous tes ongles alimente les oliviers. Tu es tombé et tu t’es éraflé le genou. J’ai vu le bien dans cette goutte de sang. Avoir peur… ne pas avoir peur… c’est peut être la clef ? Cet amour est une chaîne légère. Mon cœur était vide jusqu’à ce qu’une flèche le traverse.

Bagoaz

Sans paroles
FRUITUA, 2012

Ni prest nauzu

Sorcier, tes mains ont allumé un feu étrange. Ses couleurs vives nous illuminent, il ne brûle pas, on ne peut pas le toucher, il fait fuir le bien et le mal. Ton parfum m’a fait sentir de la fraicheur. Je n’avais jamais ressenti quelque chose de pareil auparavant. Sorcier, tu dis que la cérémonie vient à peine de commencer. Ce qui arrivera ensuite dépend de nous. Du plaisir ou de la peur. Je suis préparé. Advienne que pourra.

Korrika egin

Dès le début de la mascarade les yeux se sont emplis de flammes. L’homme silencieux à la tête de cerf garde le plus grand secret. Mais même le coup de point de l’homme le plus fort ne suffit pas, il faut désirer profondément ce qui se trouve derrière la vitre. Celui qui tombe tout seul n’a pas besoin d’être poussé. Le troubadour porte son cœur d’or sur ses lèvres. Il est au cœur de tout ce qui lui a valu une plaie au côté. On peut s’épuiser à force de chercher entre les lignes la tâche qui nous est adressé. On aperçoit au loin cette silhouette inoubliable. Si tu l’attends depuis longtemps, cours vers lui.

Labirintotik at

Après avoir grimpé les murs du labyrinthe, j’ai levé les yeux et je me suis rendu compte que sur les toits d’une ville on peut aussi trouver des endroits où l’amour n’a pas besoin de beaucoup d’espace. J’arrive à deviner ce que veut dire la tâche sur ton dos. Dessine une île, une petite île. Même si l’eau salée la recouvre régulièrement, je sais qu’il y a là un endroit où l’amour n’a pas besoin de beaucoup de place. Sois attentive car les signes cachés sont nombreux. On se retrouvera en dehors de cette carte déchirée. En sortant du labyrinthe on peut lire, et c’est clairement écrit, que dans ce monde il y a en effet des recoins où l’amour n’a pas besoin de beaucoup d’espace.

Arrosa bat ahoan

Tu t’approches doucement portant une rose à la bouche, ta démarche chaloupée me rappelle le mouvement d’une barque. Nous sommes nés parmi les fantômes. Les années ont passé. Quand j’étais enfant je n’ai pas touché ta peau. Glissons sur la glace. Parmi les ombres surgit un sentier pour nous.

Armairua bota

Le jour nous quitte parfois avec des rayons verts. Plus tard, une époque entière peut disparaître avec la pleine lune. Parfois, les bouts d’une corde s’unissent pour former un nœud. Danser et rire, nus sur la dune. Une comète dessine le symbole de l’infini dans le firmament. Parfois on laisse de côté les énigmes. Je vais pousser l’armoire remplie de vieux livres pour qu’elle s’écrase sur celui qui sait tout.

Zortedunarena

Il admet qu’il a de la chance, il a le sourire aux lèvres. Il se promène souvent avec une canne pointue. Il salue les connaissances qu’il croisse en levant les sourcils. On entend les pièces qui sont dans sa poche faire «bling-bling». Si les magiciens font sortir un lapin de leur chapeau, lui sait comment faire face aux problèmes. Il sait que le bonheur est fragile. Il s’en occupe comme d’une vase, il fait attention à ne pas le laisser sur un rebord. En étant jeune il avait une tendance à l'équilibrisme. Néanmoins il avait toujours un filet en dessous: son deuxième lit. Si on mettait dans une balance la volonté et la vigueur, un papillon se poserait du côté de la volonté.

Harrizko barruaren baltsa

Un jour de printemps, j’ai trouvé une pierre sur les berges de la rivière. Je l’ai prise et j’en ai sculpté une tête. Je suis resté sans voix en regardant ses yeux tant ils étaient grands et lumineux. Il ne dit pas un mot et on dirait qu’il écoute. Ils étaient si grands et si lumineux. Tellement vivants et en pierre.

Seigarren zentzua

Les bottes en ciment se sont fissurées. Le désir et la rage au ventre. On appelle cela le sixième sens. Je pense qu’il y en a encore davantage. Je ne peux pas encore t’appeler par ton prénom mais je te connais bien. Je te sens approcher. Un rayon est entré dans le salon. Tout est en désordre maintenant. Je ne peux pas encore t’appeler par ton prénom mais je te connais bien. J’ai vu comment tu t’enflammais. Je ne peux pas encore t’appeler par ton prénom mais je te connais bien. J’ai vu comment tu te réveillais.

Munduari buelta

J’ai vite fait mes valises. Celui qui rêve de l’horizon n’a pas besoin de grand chose. Doucement, je peux toucher le néant avec mes mains. C’est agréable de voyager avec les fenêtres ouvertes. Tu es à mes côtés, pieds nus, tu regardes l’esplanade. Tu portes de lunettes de soleil et une chanson aux lèvres. Les écrits de mes plus récentes incertitudes dansent au gré du vent. J’ai volé une carte postale ridicule à la station service. Ce sera la carte postale qu’on ne s’écrira jamais. On se quittera probablement au point du départ, après avoir fait le tour du monde.

Umezurtza

Il vivait sans savoir qui lui avait coupé le cordon. Un jour, dans l’eau, son reflet a commencé à lui faire des gestes.
-Ai-je un père ou une mère? Quel est mon prénom? Pourquoi je me blesse puis je guéris?
-Moi, tout comme toi, je n’ai pas de réponse mais j’ai une offrande à te faire. Attrape cette plume qui a été portée par la rivière. Sais-tu écrire?
-Non, je ne sais pas écrire. Je la mettrai sur ma tête et je danserai. Ça, je sais faire.
-Ne baisse pas les bras, mon ami. Des nombreux fruits attendent ceux qui savent se montrer patients.

Aitortzea

Il suffit d’un fil pour unir une multitude de choses différentes. Mais pas toutes. Il suffit d’un mur pour diviser des mondes différents. Mais pas tous. J’arrive plein de joie, renforcé. Me voilà. On dit que ce n’est pas la peine de partir à la poursuite des cieux, que les plus grandes choses se trouvent dans les petits détails du quotidien. Aujourd´hui je pourrais tout donner, vraiment tout. J’arrive plein de joie, renforcé. Me voilà. Je n’ai pas souvent été aussi sûr d’aimer quelqu’un.
ESTANKONA, 2011

Idatzia ez dago ezer

Rien n’est écrit. Voici le titre du livre de la vie des gens. Rien n’est écrit. Cette phrase est la première ligne du premier paragraphe. Et si rien n’est écrit, qui saura ce qui est écrit sur les pages suivantes?

Encendida y feliz

Que c’est bon de te voir comme ça, lumineuse et heureuse. Qui a dit que les sentiments étaient logiques ? Si tu veux savoir la vérité, j’ai ma propre version. J’ai un vers circulaire,régulier, angulaire. Écoute-moi bien, la nuit commence à tomber: tu confonds trop souvent la peur et la fuite.

Ur horretatik

As-tu trouvé l’arbre précieux? As-tu gouté ses fruits? As-tu déjà fumé la fleur qui pousse sur les bords de route? Le point de vue change complètement. As-tu été pris d’un fou rire qui t’empêche e respirer? Finalement, c’est ça: des moments spéciaux nés des forts battements de coeur. Je voudrais savoir où elle est. Du nord au sud, on cherche la même source. On veut tous boire de cette eau. Je resterai tout nu car je n’ai jamais aimé les armures. On peut naître de beaucoup de manières. As-tu déjà entendu le cri qui vient de l’intérieur? Où est-elle? Je voudrais le savoir. D’est en ouest on cherche la même source. On veut tous boire de cette eau.

Okerrena igaro zen jada

Une longue nuit agitée. Les chiens aboyaient constamment et le vent battait fort. Comment savoir quand cette bataille prendra fin? Et soudain, vous êtes apparus et vous m’avez invité vers l’aube. Et soudain, vous êtes arrivés tels des anges armés. J’ai choisi les bonnes chaussures. Nous nous sommes rapprochés du carrefour. La pièce n’arrivait pas à se décider entre pile ou face: la vie ou la mort. Tu es restée bouche bée quand tu as constaté que la chance était de notre coté. Muet moi aussi, tout comme toi. Prends-moi la main et serre la fort, ne laisse pas la peur nous séparer. Tu sais que ce train n’attend pas trop longtemps. Et soudain, vous êtes apparus et vous m’avez invité vers l’aube. Le pire était derrière nous.

Hor leku bat

Toucher, le plus sincère des sens, guide-moi cette nuit. Faire des caresses et en recevoir. L’étoile, elle aussi, montre sa joie et sa peur. Parfois les herbes poussent dans des vases. Moi aussi, je veux me faire une place là bas.

Narrasti magikoa

Es-tu là, reptile magique? J’ai fait un nouveau trou à ma ceinture. Apparaître et disparaître comme une ombre. Inséparable comme l’ombre et la lumière.

Ihesa

Lorsque les gardiens sont devenus aveugles, il a fallu agir sans réfléchir. Fuir, s’évader du château. Traverser ces terres arides, soulever la poussière, crier haut et fort, libre, libre à nouveau. Dans ces cas-là, il faut être fort. Même si le monde paraît grand, je veux faire les bons choix. Pour que ce sentiment perdure, pour que le chemin continue demain.

Beste zerbait

Tu peux marcher pieds nus ici. Ici personne n’a été blessé. De temps en temps, ça fait du bien de rester couché. Mais ne t’endors pas, tu es pressé. Tu dois trouver quelque chose de différent. Tu veux quelque chose de différent. Lorsque tu as regardé une fontaine, tes ambitions et tes inquiétudes ont disparu. Tu sais que quelque chose de grand t’attend au tournant, mais toi, tu veux quelque chose de différent.

Bi hitz

Quand tu sortiras de la boue, choisis bien la porte à laquelle tu frappes. Libellule, ton scénario est toujours inachevé, libellule; tu es mauvaise. On dirait que tu avances en te cognant. Qu’est-ce qui te rend si nerveuse? Il y une différence entre vendre son âme ou se la faire acheter. On dirait que l’orage va finir par se calmer. Si tu es capable de raconter tout cela, c’est déjà pas mal. Pas mal du tout. Sans regrets. Arrivés à ce point, les excuses non plus n’ont pas de raison d’être.

Unean

Il s’est échoué par erreur sur le champ de l’innocence. Le champ était parsemé de grandes colonnes qui ne soutenaient aucune bâtisse. Sur l’une d’entre elles, il a gravé son prénom avec une pierre. On n’oublie jamais le son que font les chaînes lorsqu’elles se brisent. Quand on est plus légers, c’est plus facile de rêver qu’on vole. Et avant qu’on s’en rende compte, le passé est bien loin. J’aimerais être comme ça. Savoir vivre le moment. Au crépuscule, le jour et la nuit se fondent avec subtilité. Si je savais qui les sépare, peut-être je saurais ce qui me lie à toi. Et avant qu’on s’en rende compte, le passé est bien loin. J'amerais être comme ça. Tu me trouveras sur le coup.

BIOGRAPHIE

Estankona n’est pas un nouveau venu dans la musique. Très jeune, il apprend à jouer de son premier instrument, le violon. À l’adolescence, il s’oriente vers la guitare. C’est alors qu’il découvre un univers de possibilités.

Le groupeZantzoa Arratiako literatur taldea fut le premier à exercer une forte influence créative sur lui. De 1996 à 1999, le groupe publie des magazines de poésie et donne quelques récitals.

Iniezione, son véritable premier groupe de rock, joue de la musique instrumentale. Après une pause créative, le groupe produit une musique plus accessible, sous le nom de scène Arean. Entre 2004 et 2006, ils sortent deux albums et donnent de nombreux concerts.

En 2010, Estankona se lance dans une carrière solo. Il collabore avec divers musiciens au cours de ces dernières années. S’il expérimente différents types d’instrumentation, il se présente en concert ou sur ses disques la plupart du temps au sein d’un trio rock. Il compte déjà trois albums à son actif : "Estankona" (2011), "Fruitua" (2012) and “Ardatza” (2015).

Tout au long de ces années il a aussi participé à plusieurs initiatives avec d'autres musiciens, écrivains et poètes. Les disques "Atera dena" (2008) et "Lemoa, hauxe da gure kantua" (2016) sont un exemple de ce parcours.

L’œuvre d’Estankona s’attache à exprimer les émotions profondes de chaque moment et l’idée de beauté dans chaque instant.


RECRUTEMENT, PRESSE

borja@estankona.com

DISTRIBUTION NUMÉRIQUE

Bandcamp, iTunes, Spotify, Amazon.

RESEAUX SOCIAUX

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